concert de Noël 2015

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12 décembre 2015 | concert de Noël en l'église Saint-Pierre de Maubroux à Genval, sous la direction de Jean-François Jung avec Marie Decoste (flûte traversière) et Tito Tafferia (ténor)


PROGRAMME


Jean-Baptiste LULLY (1632-1687), La marche des Rois,
France, Noël XVIe siècle
Choeur


Voici un chant de Noël populaire d'origine provençale célébrant l'Épiphanie et les Rois Mages. Sa reprise par Georges Bizet pour son Artésienne en a popularisé le thème. L'origine précise de l'air est inconnue mais semble remonter au XVIIe siècle, même si une origine médiévale est parfois évoquée : une tradition avignonnaise la fait en effet remonter au Roi René. Suivant le document de 1742, la chanson reprend l'air d'une Marche de Turenne, marche militaire en l'honneur des victoires du Maréchal de Turenne, que certains auteurs ont voulu attribuer à Jean-Baptiste LULLY, bien qu'aucun document ne puisse corroborer cette hypothèse. On y retrouve toutes les caractéristiques d’une ouverture à la française : un tempo modéré et un rythme surpointé aux allures martiales, à la façon d’une marche militaire ; pensons à la Marseillaise, celle-ci reprend toutes ces caractéristiques....


Jean-François JUNG (Harmonisation) « La jambe me fait mal »
France, Noël, XIVe siècle
Choeur, Flûte Traversière, Piano


Encore un chant de Noël, écrit cette fois par Nicolas SABOLY (1614-1675), très connu en Provence. Il raconte l'histoire d'un berger qui demande qu'on selle son cheval pour aller saluer le petit Jésus, car il a mal à la jambe. En chemin, il rencontre plusieurs personnages et quand il a enfin vu « le Fils de Dieu le Père », sa jambe est guérie… Comme beaucoup de musiques populaires, ce chant repose sur un rythme de danse. Ici, il s’agit du tambourin, qui doit son nom à l’instrument et à sa cellule rythmique : une longue, deux brèves.


Jean-François JUNG (Harmonisation) « Entre le boeuf et l'âne gris »,
France, Noël, XIIIe siècle
Choeur, Flûte Traversière, Piano


Il s’agit d'un des chants de Noël les plus anciens car il daterait du début du XVIe siècle. Les paroles de cette chanson font référence à la crèche où est né Jésus, et où figurent traditionnellement un âne et un bœuf. Selon les récits populaires, l'haleine des deux animaux aurait réchauffé le nouveau-né. La présence de l'âne et du bœuf dans la crèche doit vraisemblablement son origine à Isaïe : «Le bœuf connaît son possesseur, et l'âne la crèche de son maître, Israël ne la connaît pas, mon peuple ne comprend pas ».


Frans Joseph HAYDN (1732-1809) « Knurre, Schnurre, Knurre ! »
In Die Jahreszeiten Hob.XXI.3
Vienne, 1801
Tenor Solo, Choeur, Orchestre (Réduit au Piano)


(Ronronne, bourdonne, ronronne !) Extrait de l’Hiver de l'oratorio de Haydn, Die Jahreszeiten, (les saisons). Cette œuvre de Haydn est une vaste fresque picturale de la nature. L'oratorio présente une vision pittoresque, bucolique et pastorale de la vie à la campagne au fil des saisons. Cette recherche du naturel très en vogue à la fin du XVIIIe siècle annonce l’inspiration romantique à naître aussi bien en musique que dans toute forme d’art. Cet extrait est composé sur un texte tiré du « Chant des fileuses » de Gottfried August Bürger pour lequel Haydn inventa une mélodie populaire. Le renvoi de la ritournelle entre le chœur et le soliste évoque le bruit du rouet.


Georg Philipp TELEMANN (1681-1767), « Nun Komm, Der Heiden Heiland » TVWV 1:1178
Hambourg, 1742
1. Chor und Rezitativ 2. Arie 3. Rezitativ 4. Arie 5. Chor Choeur, 2 hautbois, 2 violons, Alto et Basse Continue (Réduit au Piano)


Un choral est un genre musical liturgique, d'origine luthérienne, créé au XVIe siècle dans le cadre de la réforme protestante, pour être chanté en choeur par les fidèles pendant le culte. La particularité est que les paroles sont uniquement en langue vernaculaire. Il se veut simple afin d'être chanté et retenu par les fidèles. Tout comme leurs homologues catholiques le font avec le chant Grégorien, les compositeurs se sont approprié ses mélodies et les ont traitées de plusieurs manières : harmonisées pour choeur, variées à l’orgue, traitées en fugue, ou encore incorporées dans un contexte instrumental, comme dans la cantate éponyme de Gerog Philipp TELEMANN. Cette Cantate est un regroupement de 5 numéros enchaînés. Encore aujourd’hui, le Choral est à la source de nombreuses compositions, comme celles de Johann PACHELBEL, Jean-Sébastien BACH, ou encore Wolfgang Amadeus MOZART, pourtant catholique, mais encore Félix MENDELSSOHN, César FRANCK et Anton BRUCKNER. Le choral « Nun Komm, der Heiden Heiland » correspond au premier dimanche de l’Avent.


Wolfgang Amadeus MOZART (1756-1791), Andante in C KV315,
Mannheim, 1778
Flûte traversière & Orchestre (Réduit au piano)


La seule indication KV 315 en dira long aux unités !!! Pour les autres, voici un petit rattrapage : KV renvoit à « Kôchelverzeichnis » en allemand, ou « catalogue Kôchel », il s'agit de l’inventaire chronologique des oeuvres de Wolfgang Amadeus MOZART dressé par Ludwig von Kôchel. 315 serait donc la 315e oeuvre du compositeur. En connaissant un peu sa vie nous pouvons en déduire encore un peu plus : Mozart a 22 ans. Accompagné de sa mère, il séjourne à Paris pour la seconde et dernière fois de sa vie (la première fois, il était enfant « prodige, et voyageait de cours en salons ». Son but est clair, il veut faire connaître son travail auprès des institutions musicales parisiennes comme le très célèbre et très renommé Concert Spirituel (encore existant aujourd’hui !!!) C’est pendant ce voyage qu’il écrira l’essentiel de sa musique pour flûte traversière. Ce fut l'une des pires périodes de la vie du compositeur, où sa mère mourut, et où il vécut dans une grande précarité. Les trois concertos (dont celui pour flûte et harpe) ont été composés pour deux riches flûtistes amateurs, qui l'un après l'autre, décevront Mozart. Il compose cependant l’andante KV 315 pour répondre au goût de ces deux flûtistes. En effet, à Paris on aime les seconds mouvements de concerti : cette oeuvre dissociée est conçue pour remplacer à souhait le second mouvement de son premier concerto pour Flûte KV 313.


Johann Melchior GLETLE (1626-1683), « Ave Maria »
Augsbourg, 1660
Choeur et basse Continue


Cette prière fut souvent une source d’inspiration pour les compositeurs. Le compositeur suisse, Johann Melchior GLETLE n'est pas le plus illustre, et sa composition est quasiment inédite. Mais pour autant, elle gagne à être découverte. Au sud de la Suisse, l’Italie imprègne de son style et de son goût pour le chant la première partie de cette oeuvre en la dédiant aux soprani. La suite de la prière évoque plus volontiers le nord de la Suisse, la façon germanique, et son style imitatif. Gletle nous emmène donc dans un doux tourbillon qui suit une basse descendante, jusqu’au moment ou les quatre voix choisissent de se retrouver pour apporter un apaisement suave.


Johann PACHELBEL (1653-1706), « Magnificat »
Nuremberg, 1687
Choeur et Basse Continue


Jean-François JUNG (Harmonisation) «Guillô, prends ton tambourin »
France, Noël, XIIIe siecle
Choeur, Flûte Traversière, Piano


Jean-François JUNG (Harmonisation) « Stille Nacht »
Allemagne, Noël, XVIIIe siècle
Choeur, Piano


Adolphe ADAM (1803-1856) « Minuit, Chrétiens »,
Roquemaure, 1847
Tenor Solo, Choeur, Piano

Thématique | CONCERTS

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